G comme…Grosse-Ile

Située dans l’archipel de l’Isle-aux-Grues, en face de Montmagny, se trouve l’île de Grosse-Ile. Une île qui n’est pas si grosse en vérité avec ses 2 kilomètres de longueur et son petit 800 mètres de largeur.

Lieu historique du Canada, Grosse-Île était la principale porte d’entrée des immigrants voulant s’établir au Canada entre 1832 et 1937. Elle servait de poste de quarantaine, d’abord pour des humains, ensuite pour des animaux lors des dernières années.

Grosse-Île est surtout connue pour son histoire troublante lors de la grande famine en Irlande entre 1845 et 1849 et de l’épidémie de typhus qu’elle a connue en 1847. Puisque mon billet pour la lettre I traitera du pays d’un de mes ancêtres, l’Irlande, je passerai rapidement sur la grande famine en disant simplement qu’à partir de 1847, l’Île d’Émeraude perdit 2 millions d’habitants dont la moitié moururent de la famine et des maladie qui en découlèrent. L’autre million a quitté l’Irlande.

En 1847, Québec doit accueillir plus de 100 000 Irlandais en une seule saison. Ces immigrants doivent obligatoirement passer par la station de quarantaine de Grosse-Île afin de diminuer les risques de transmission de maladies mortelles telles que le typhus.

Encore à cette époque, les traversées de l’océan Atlantique sont longues et éprouvantes. De plus, les Irlandais sont déjà affaiblis par la famine et la maladie. Ils sont plus sujet à attraper des maladies et à en mourir.

Près de 400 bateaux passeront par Grosse-Île seulement en cette année charnière de l’histoire de l’Île. Plus de 5000 personnes décéderont durant la traversés et seront jetés par dessus bord durant le voyage afin d’éviter la transmission et aussi parce qu’il était impossible de garder les corps à bord. Sur l’île, 5000 personnes perdront la vie et y seront enterrés.

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Il suffit maintenant d’imaginer l’histoire de ces personnes. Des enfants arrivant dans un nouveau pays mais ayant perdu leurs parents durant la traversée ou sur l’Île se retrouvent orphelins, souvent ne sachant pas parler la langue du pays. À une certaine période, il y avait beaucoup plus d’enfants orphelins que de famille voulant accueillir un petit Irlandais. Les prêtres apportaient des enfants sur les parvis d’églises afin de trouver rapidement des familles prêtent à les accueillir.

Certains parents ont eu la délicatesse de garder le nom de famille d’origine des enfants pour les rapprocher de leurs racines. Nous pouvons donc retrouver aujourd’hui des petites Mary Noel dit Farlay.

Ceux qui voudraient en apprendre davantage sur cette histoire peuvent visiter Grosse-Île. C’est une visite vraiment intéressante. Croisières à la Grosse-Île

De plus, j’ai eu la chance de visiter, il y a quelques années, les archives de l’archidiocèse de Québec afin de retracer des informations sur la petite Mary Farlay. Tous les enfants catholiques orphelins sont retracés dans des registres conservés à l’archidiocèse. Donc, si vous pensez avoir un ancêtre ayant passé par Grosse-Île, sachez qu’il est possible, en prenant rendez-vous avec l’archiviste, de les consulter.

 

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