S pour chasse aux sorcières au Québec

#ChallengeAZ – La chasse aux sorcières est surtout célèbre pour les procès des villes de la Nouvelle-Angleterre au 18e siècle dont Salem. Mais il y a eu des procès pour sorcellerie aussi en Nouvelle-France dont un très célèbre.

À cette époque, la rigueur de la religion catholique et la peur de l’étranger font craindre le pire aux habitants de la Nouvelle-France.

Dans la plupart des cas, les personnes qui accusaient des voisins de sorcellerie cherchaient un moyen d’expliquer des actes, des actions qu’ils trouvaient louches, incompréhensibles donc surnaturels. D’autres fois, la vengeance servait aussi de motif pour accuser quelqu’un d’avoir des pouvoirs surnaturels. Quel excellent moyen de faire subir un procès à une personne détestée qui, dans le pire des cas sera exécutée. De plus, des doutes subsisterons toujours si jamais l’accusée est innocentée.

Accuser pour nuire…

En 1708, à Trois-Rivières, François Baribault et sa femme porte plainte contre François Dessureaux parce que ce dernier accuse la femme de François d’être une sorcière.

 » Ordonnance de Jacques Raudot, conseiller du Roi en ses conseils, intendant de justice, police et finance en Nouvelle-France, au sujet de plaintes portées par François Baribault (Baribeau) et sa femme, en quoi François Dessureaux, Jean Dessureaux et Jean Baril font difficulté de consentir au mariage de Pierre Baribault avec leur soeur, accusant la femme dudit François Baribault d’être une sorcière, pourtant reconnue par les curés de Batiscan où elle demeure et par tous les autres gens de bien pour une honnête femme et bonne chrétienne, les sieurs Dupré, curé de Batiscan, et Boy (Bois), à présent curé dudit lieu et le père Raffeix, procureur des Révérends Pères Jésuites, seigneurs dudit lieu, ont informé de la bonne conduite de cette femme; il est alors fait défense à toute personne de quelque qualité et condition qu’elle soit de faire aucun reproche à ladite femme Baribault, à son mari et ses enfants, sous peine de 20 livres d’amende contre tous ceux qui leur feraient de pareils reproches, ladite amende étant applicable à la fabrique de la paroisse de Batiscan; l’ordonnance est mandée et faite à Québec le 29 juillet 1708, signée Raudot et, au bas, est écrit par monseigneur L’Ambert (Lambert) » – Pistard, BAnQ

La femme de François doit prouver à l’aide de témoins qu’elle est une bonne catholique et une femme honnête afin de faire taire François Dessuraux. Malgré que plusieurs personnes parlent en faveur de la femme de François Baribault,

 

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La Corriveau

La plus célèbre sorcière est sans aucune doute « La Corriveau« . Marie-Josephte Corriveau est née en 1733 à St-Vallier de Bellechasse. Soupconnée du meutre de ses deux maris, Marie-Josephte subit un procès et est condamnée à être pendue et enchaînés. L’histoire est célèbre et a été largement traitée. Devenue une tradition orale, l’histoire de « La Corriveau » fait maintenant partie du folklore québécois dans lequel elle est dépeinte comme une sorcière qui aurait tuée ses sept maris en les empoisonnants ou en leur coulant du plomb dans les oreilles durant leur sommeil.

Qui sait ? Vous avez peut-être une sorcière dans votre généalogie … Personnellement, je suis une descendante de Marie-Josephte Corriveau du côté de ma grand-mère paternelle.

 

 

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