Les ancêtres et la justice en Nouvelle-France ou l’art de passer des heures à lire des vieux procès-verbaux de notaire

Une petite confession ce soir, j’adore taper le nom d’un de mes ancêtres dans la base de données PISTARD de Bibliothèque et Archives nationale du Québec. Des fois, je trouve des documents vraiment intéressants et d’autres fois, rien du tout.

Certains de mes ancêtres ont eu une vie vraiment tranquille et ne semblent pas avoir eu affaire avec la justice. Ou bien, ils ont été assez discrets pour ne jamais se faire prendre. C’est selon ! D’autres, ont profité largement des cours de justice.

Ici, il faut préciser que c’était quand même assez fréquent d’utiliser les notaires pour régler des conflits. Par exemple, vous avez un voisin vraiment désagréable qui passe toujours sur vos terres pour apporter son troupeau de vaches vers la rivière? Quoi de mieux que de le poursuivre en justice afin d’obtenir réparation et de s’assurer de l’interdiction que celui-ci fasse passer son troupeau sur votre propriété ?

D’autres fois, des histoires vraiment cocasses refont surface. Une femme se fait insulter dans la rue parce que son mari doit de l’argent à quelqu’un. Le mari poursuivra le mécréant qui a osé l’insulter par le biais de son épouse.

Mais qu’en est-il d’Antoine junior ?

Le fils de mon ancêtre Antoine Pépin dit Lachance, soit Antoine junior (qui est aussi mon ancêtre mais bon vous me suivez je suis certaine), dont j’ai parlé dans un précédent post lors du ChallengeAZ de juin dernier, semble avoir été au centre de plusieurs conflits qui seront finalement réglés en cours.

Par exemple, en 1725, Antoine junior poursuit Jean-Baptiste Marchesseault dit Larramée, un charretier, parce qu’il lui a livré un cheval que ce dernier a omis de payer. Il lui réclame 57 livres.

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Pistard, BanQ
Son père, Antoine Pépin dit Lachance semble pour sa part avoir eu des problèmes d’argent en 1670 puisqu’une saisie a été effectué à son domicile cette année-là par le huissier Romain Becquet à la demande de Sieur Jacques Cailhault de la Tesserie.

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Peut-être a-t-il acheté trop de vin puisqu’en 1667, soit trois ans auparavant, Antoine poursuit le sieur de La Mothe, un marchand parce que celui-ci lui aurait vendu un baril de vin plus cher que le tarif normal. Se sentant laisé, Antoine demandera réparation et obtiendra un semblant de réparation puisque le sieur de La Mothe sera condamné à payer 22 livres aux pauvres de l’Hôtel-Dieu de Québec.

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Vous voyez ? Des heures de plaisir à découvrir des pans de la vie d’un ancêtre !

Si jamais vous avez envie de jeter un coup d’oeil pour découvrir vous aussi des petites histoires sur vos ancêtres, vous pouvez consulter la base PISTARD gratuitement sur le site de BAnQ.

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