Cri du coeur de la folie

Non cet article ne parlera pas de généalogie mais j’espère qu’il vous touchera quand même.

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Je suis absente depuis longtemps du blogue. En fait, je suis plutôt une présence passive sur le web ces derniers mois. La raison est simple, je suis malade. Je souffre de dépression ou de trouble d’adaptation selon le médecin rencontré.

Avant d’être malade, parce que oui c’est une maladie, je ne pensais pas qu’il pouvait avoir encore tant de préjugés envers la maladie mentale.

La maladie prend des visages différents autant que les symptômes qui la caractérisent mais là encore, plusieurs personnes ont des vues très fermées de ce qu’est la dépression et j’ai vécu énormément de préjugés à ce niveau parce que je ne cadrais pas dans ce que certaines personnes justifiaient comme étant la dépression. Je ne passais pas mes journées couchée en position fœtale sur mon divan, j’arrivais à faire croire à tout mon entourage que j’allais bien, je réalisais quand même mes journées mais personne n’avait idée de la fatigue qui m’habitait.

C’est un matin de février ou après avoir passé plus d’une heure dans le trafic, m’être chicané avec mes enfants et mon conjoint que j’ai réalisé que je n’allais pas bien. Ce n’était pas normal de pleurer dans le stationnement du bureau parce que je rêvais déjà de retourner me coucher. Ce n’était pas une question de travail ou de vie de famille, c’était moi qui n’allait pas bien.

Sans entrée dans les détails de mon histoire, ce petit article est surtout pour sortir de ma tanière, reprendre le goût d’écrire mais c’est aussi pour dénoncer. Dénoncer le fait que chaque personne souffrant d’une maladie physique a le droit de vivre sa maladie et sa convalescence à sa manière mais lorsqu’on parle de maladie mentale, il faut constamment se justifier. On se sent coupable d’être malade et on se sent encore plus coupable lorsqu’un matin, on a finalement, un peu envie de réaliser une activité.

Juste écrire cet article me fout un stress terrible et mon taux d’anxiété s’élève rapidement. Pourquoi ? Parce que j’ai peur.

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Après plus de 6 mois, oui je vais un peu mieux. Est-ce que je suis guérie? Non, je ne le suis pas mais j’ai confiance. J’ai confiance en la vie. Chose que je n’avais même plus il y a quelques semaines. J’ai confiance que tout va finir par s’arranger même si chaque journée est encore un combat, que chaque matin je dois encore me faire violence pour sortir de mon lit et commencer ma journée.

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J’aimerais pouvoir dire à ceux qui souffrent qu’ils ne sont pas seuls même si c’est possiblement le moment ou l’on se sent le plus seul au monde mais j’aimerais aussi dire à ceux qui croient que cette maladie n’existe pas qu’il faut la vivre pour vraiment comprendre mais que oui, les symptômes sont réels, la douleur aussi est réelle et lorsqu’on décide de détruire la vie de quelqu’un de malade en disant haut et fort que celle-ci fait semblant, l’on ne détruit pas seulement la personne, mais aussi sa rémission, son entourage et sa confiance.

Laissez les gens vivre leur vie tranquillement, restez à l’écoute des personnes que vous aimez et surtout, ouvrez vos esprits et votre mentalité. Il y a souvent une énorme différence entre ce que vous croyez et ce qui est réellement.

 

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11 réflexions sur “Cri du coeur de la folie

  1. Bonjour Sandra Lacroix, tenez bon et ignorez les ignorants! ; ) J’ai vécu, moi aussi un ‘trouble de l’adaptation’ qui s’est transformé en ‘dépression majeure’ qui a duré deux ans en raison d’un manque total de compréhension de la part de ma chef au travail (qui, heureusement est partie à la retraite avant mon retour progressif au travail)…. J’ai heureusement recouvré la santé (à 90% je dirais) et je vous souhaite de retrouver votre sourire des beaux jours. Et prenez le temps qu’il faut pour vous remettre de tout cela (rajoutez trois mois à titre de ‘vacances’ de la dépression – revenir trop tôt serait une erreur, selon mon expérience. Si quelqu’un vous dit que vous faites semblant, chassez cette personne de votre environnement (sinon, dites lui le tort qu’elle fait par son jugement et ses paroles). Bon courage!!

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  2. Les jugements sont souvent trop faciles venant de la part de certaines personnes qui ne comprennent pas la situation ou qui ne l’ont pas vécu. La dépression est le mal de l’âme (qui devient souvent « physique ») et ça n’est pas toujours visible à l’œil. Mais selon moi elle est aussi dévastatrice .C’est déjà difficile de la vivre sans avoir à entendre des remarques de gens qui n’y comprennent rien et qui te font sentir encore plus coupable d’une chose dont tu n’es pas responsable. Il n’y a pas de honte à en parler. Prends le temps qu’il faut pour remonter la pente. Tu semble être sur la bonne voie. Je t’envoies mes meilleures pensées! 😉 xox

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  3. Bonjour!
    Combien de personnes parmi-nous peuvent dire, sans aucun doute, qu’elles n’ont jamais vécu de problématiques relevant de la dépression et tout autre symptôme léger ou plus graves s’y rapportant?

    Qui veut lancer la première pierre?

    Quant à moi personne! Nous avons tous, un jour ou l’autre, vécu des moments difficile à différents degrés, et nous sommes passés très près d’une certaine ligne, mince comme un fil de soie d’araignée 😕, et pour plusieurs autres, ils sont restés pris dans la toile 😔. Il n’y a plus de solutions visibles, notre esprit n’a plus de mémoire pour de simples tâches, parler devient épuisant et écouter encore plus. Il y a la solitude mais c’est une amie qui nous éloigne de ceux qui nous aiment et que nous aimons!

    Le temps est un allié, l’amour de nos proches et amis(es), leur compréhension et la non-culpabilisation de leur part, permettent au corps entier une retrouvaille avec lui-même, son identité propre, ses idées et des projets. Tout doucement la peur se retire pour laisser place à cette petite étincelle que sont la joie et le bonheur, un moment à la fois! Puis un beau jour, il y a les feux d’artifices…😉 Mais pas juste ca car la grande Fête 🎉 trop souvent pas facile non plus 😊.

    Prends ca cool 😎, prends ton temps. C’est une route pas toujours droite, avec des bosses et des trous, puis en gravier et asphalte, mais c’est le bon chemin.

    Avec tendresse
    Ginette

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  4. Sandra comme je te comprend car moi aussi a 25 ans dans temps c.était encore moins compris hospitalisé une chance que mon homme me comprenais je n.ai jamais eu honte de le dire malgré que je l.avais dit a une amie (elle m.avait dit c.est les fous qui font des dépression)elle n.est pas rester mon amie ahah et je le dit c.est une maladie aussi physique .quel belle écrit merçi Sandra

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